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Le labo d'Emmessem

#DoctorHine II - Chapitre I

15 Juin 2013 , Rédigé par Emmessem Publié dans #DoctorHine, #DoctorWho, #Sherlock, #ParadesEnd, #StarTrek, #IntoDarkness

Salut!

Quelqu'un a regardé la mini-série Parade's End avec Benedict Cumberbatch (Sherlock, Star Trek Into Darkness...D'ailleurs, je vous en livrerais bientôt une critique) sur Arte ? Elle est cool, si jamais vous l'avez ratée et que vous avez l'occasion de la voir. Mais ne la revoyez pas ce soir, il y a Doctor Who sur France 4 en prime time. Oui, je fais de la pub à France Télévisions aujourd'hui;

Mais pour l'instant, c'est pas l'heure.

Chose promise, chose promise, je vous en avais parlé en dévoilant ma première interview papier, il est temps d'assister au retour fracassant d'un autre Docteur, tout aussi britannique : le Docteur Hine. Comme la dernière fois, cette deuxième,aventure, sobrement intitulée Révolutions se déroulera en cinq chapitres, publiés sur ce blog pendant 5 semaines, à partir d'aujourd'hui. Bonne lecture et à samedi prochain pour la suite!

#DoctorHine II - Chapitre I

Paris, mai 1903.

La France. Un pays extrêmement étrange, rempli de gens chantant et sifflant leur bonheur à la face du monde pour oublier une passivité scientifique menant à une technologie véritablement archaïque, au moins par rapport à celle de l’Empire-Uni. Telles étaient les premières observations de l’homme au chapeau melon qui parcourait les ruelles de la ville depuis à peine une dizaine de minutes. Les immeubles déstructurés, les vélos et cet horrible monument visant le ciel n’étaient rien de plus qu’une preuve illustrant ses condamnations.

Mais le Docteur, grand amoureux des sciences et des raisonnements logiques se devait de remettre en cause son objectivité : il errait dans ce pays qui n’était pas le sien depuis des mois et avait toujours repoussé l’échéance, s’étant promis de ne jamais aller à Paris. D’ailleurs il avait horreur de tous les flonflons, de la valse musette et de l’accordéon. Mais sa présence ici était plus que sanitaire. L’Empire avait fait de lui tout ce qu’il ne voulait pas être : un héros, connu et apprécié de toute une population. Ainsi, même l’une des capitales qu’il détestait le plus lui semblait être un véritable sanctuaire. Au moins, il pouvait agir clandestinement, caché, complètement anonyme…

« Docteur Hine ? »

L’homme se retourna instinctivement, pour observer d’où venait cette voix affreusement aigue qui connaissait son nom, déjà la main dans la poche droite de sa veste, prêt à sortir son arme de destruction massive – réflexe qu’il tenait de la guerre des Boers et qui s’activait en cas de stress. Ses yeux restèrent bloqués une seconde sur des bottes de cuir avant qu’il ne relève la tête pour observer ce qui semblait être une femme. Il cherchait une réponse acerbe mais était incapable de prononcer le moindre mot.

« Je suppose que oui. fit cette femme, un sourire mesquin aux lèvres, tout en caressant ses longs cheveux noirs.

- Vous devez vous tromper mademoiselle. Je m’appelle Jeffrey Rosembatch et je ne vais jamais chez le docteur. »

Haineux, Hine tourna les talons et continua sa route. C’était improbable et pourtant possible : ses exploits contre les Liktalzzz avaient traversé la Manche, en même temps que lui, prenant sans doute le bateau à vapeur, comme tout le monde. Les mains dans les poches, la tête vers le bas, les yeux protégés par son chapeau pour éviter que quelqu’un d’autre ne le repère, il essayait désespérément de trouver une ruelle où fuir, un semblant de pub où il pourrait se cacher. Il était même prêt à boire une tasse de thé. Mais il stoppa net sa marche quand un couteau vint se planter au sol, à quelques mètres de lui.

« Ne vous moquez pas de moi, Docteur. Nous savons qui vous êtes.

- Et Vous êtes définitivement obstinée. Vous voulez quoi ? Un entretien afin de déterminer pourquoi un chevalier en puissance a quitté son pays pour le votre ? »

Sur ces mots, Matthew ramassa le couteau et le relança en arrière, au hasard, sans faire un seul mouvement de tête. Les réponses à l’entretien, s’il avait lieu seraient concises : il n’avait aucune envie d’être élevé au rang de justicier, sauveur de l’Empire-Uni et sans doute du reste du monde. De plus s’il n’était pas parti, il serait sans doute devenu une arme au service de sa Majesté, ou pire : il en aurait passé son temps à en fabriquer. Pourtant, il n’aimait pas raconter des histoires courtes, et il aurait sans doute expliqué qu’Edouard VII malgré ses envies novatrices, ne pourrait apporter aucun changement à l’Empire-Uni, apparemment infaillible mais recouvert par un voile sombre, cachant les véritables problèmes. Cela étant, dans tous les cas, il n’y aurait pas d’entretien.

« Je ne veux pas faire de vous un élément de communication, Docteur.

- Vous me suivez encore ? Mais vous êtes folle ?

- J’ai besoin de votre aide. »

La Femme l’avait donc rattrapé. De ses yeux bruns coulaient des larmes, recouvrant son visage. Ce n’était pas de telles émotions qui allaient sensibiliser Hine. Il n’avait que faire des pleurs de jeunes filles. Mais ce courage tendant vers la témérité, à la limite de l’absurde le fascinait. Le Docteur poussa un léger soupire et se força à sourire. Il était prêt à écouter cette inconnue, à lui laisser une chance de plaider sa cause. D’un geste un peu inhabituel, il posa sa main sur son épaule, pensant que c’était ça qu’il fallait faire dans ce genre de situation, selon certaines coutumes sociales.

« Commencez par me dire votre nom.

- Azéline. »

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