Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le labo d'Emmessem

Dol Guldur Contre-Attaque

29 Décembre 2013 , Rédigé par Emmessem Publié dans #TheHobbit

Salut!

Je vais beaucoup parler dans cette critique alors je ne ferais pas de longue introduction, c'est parti pour décortiquer Le Hobbit 2! (ça sonnait mieux dans ma tête)

Dol Guldur Contre-Attaque

L’année dernière, Peter Jackson a réussi le tour de force d’imposer Le Hobbit : Un voyage inattendu comme le point de départ d’une nouvelle trilogie, tirée du roman de Tolkien se déroulant 60 ans avant les évènements de Le Seigneur des Anneaux, dont il avait déjà réalisé une adaptation très surestimée 10 ans plus tôt Avec l’aide au scénario du brillant Guillermo Del Toro – dont on attend toujours désespérément le troisième opus d’Hellboy et qui a donné une leçon d’autodérision à presque tous les blockbusters 2013 avec son Pacific Rim –, il a récupéré les fans de sa vision de la Terre du Milieu, tout en en attirant de nouveaux – comme votre rédacteur préféré –, intrigués par cet univers rajeunit, drôle, débarrassé de l’aspect beaucoup trop pompeux de la Trilogie Originale.

Le procédé a cela dit souffert de comparaisons avec Star Wars et d’un argument beaucoup plus justifiable : « qu’est-ce qu’on va bien pouvoir raconter en trois films de trois heures, juste en partant d’un bouquin de 300 pages ? ». Le défi de ce second volet était de donner tort aux gens qui criaient au Loup, enfin plutôt au Dragon puisqu’il s’agit de La Désolation de Smaug !

D’abord, il est intéressant de savoir que le livre ne fait pas 300 pages mais 320. On en oublie, et pourtant les bandes-dessinées nous prouvent tous les jours qu’en une vingtaine de pages, il peut se passer beaucoup de choses. Pour les romans, ça doit aussi être valable, sauf pour ceux de Balzac. Et l’écriture audiovisuelle n’est pas la même que l’écriture littéraire, il est donc tout à fait possible qu’une saga de trois films tienne debout. Surtout lorsque celle-ci a pour acteur principal Martin Freeman.

Dans ce second opus on retrouve en effet le Docteur Watson de Steven Moffat dans le rôle de Bilbon Sacquet aux côtés de la joyeuse bande de nains au point précis où on les avait laissés lors du précédent, au-delà des montages embrumées, cherchant l’Arkenstone qui permettra à Thorin de redevenir Roi, alors qu’au même moment les forces obscures s’apprête à faire leur retour. Oui, dit comme ça, ça claque bien, et ce n’est pas en évoquer les légendes arthuriennes, mais étalé sur 161 minutes, c’est un peu long. Heureusement, l’histoire globale et les divers rebondissements sont intéressants, en plus des multiples clins d’œil au « futur » qui sont mis en place. On n’oublie pas non plus les libertés prises par le duo Del Toro/Jackson, comme la création de Tauriel, ou une histoire parallèle centrée sur Kili, le plus jeune nain, joué par l’acteur découvert dans Being Human, Aidan Turner, qui est parfois plus intéressante que la Quête Principale.

Car même si dans cette Quête Principale, après Watson on trouve Sherlock, c’est-à-dire Benedict Cumberbatch, dans la peau de Smaug, le fameaux dragon – il avait un très bon maquillage, ou alors il y avait une capture de mouvement et de voix, je sais jamais –, on peut regretter l’humour un peu moins présent, renforçant de ce fait l’impression de longueur.

Mais s’il s’agissait de la seule fausse note dans cette ode à Tolkien accompagnée de la magie hollywoodienne (et ça rime), ce serait bon. Le film souffre du syndrome du second de volet de trilogie, un syndrome apparu pour la première fois dans Star Wars V : L’Empire Contre-Attaque. Là où le premier film est une introduction finie, se suffisant à elle-même pour pouvoir exister, le deuxième appelle nécessairement une suite, sans laquelle il ne vaut rien. Là où J.J Abrams a réussi à faire de sa deuxième contribution à l’univers Star Trek – avec encore une fois Benedict Cumberbatch dedans – un film à part entière, Peter Jackson s’est complètement fourvoyé – symboliquement, j’emploie un langage pompeux, du coup – en terminant Le Hobbit : La Désolation de Smaug sur un cliffhanger, qui ne vaut pas mieux que celui de Luc Besson sur Arthur et la Vengeance de Maltazard. Les cliffhangers sont un élément clef des épisodes de séries télévisées, pour appeler le spectateur à revenir le lendemain ou la semaine suivante, pas pour un film où on demande à quelqu’un qui a payé sa place de cinéma de revenir quelques années après – une seule dans le cas présent, mais quand même.

Le Hobbit : La Désolation de Smaug est donc un bon film dans son ensemble. Il est juste dommage qu’avec une durée dépassant les deux heures, il n’y ait pas de fin. On terminera avec cette citation de Joss Whedon qui prend ici tout son sens, même si on ne saura que trop vous conseiller de vous pencher vers Les Gamins plutôt que Le Hobbit 2 si vous voulez une histoire aussi touchante que complète :

Dol Guldur Contre-Attaque

Partager cet article

Commenter cet article

Jaques_Nicole_sonne 29/12/2013 20:57

Peter Jackson, ou l'art de raconter en 3 fois 3 heures, ce qui pourrait être raconté en un film de 2h ;)

Emmessem 30/12/2013 00:20

Le pseudo est très drôle. Et il y a un bon résumé de ce que fait Peter Jackson :D

Même si je pense qu'en 3 films de deux heures, juste deux heures, il y avait moyen de faire une adaptation correcte.

Hugo 29/12/2013 12:03

Salut maxime, je suis d'accord avec ta critique c'est un bon film mais j'ai trouvé également qu'il y avait des incohérences avec le seigneur des anneaux par exemple gandalf qui combat sauron ok c'était bien foutu et intéressant mais pourquoi Gandalf est-il si étonné que Sauron revient dans lsda alors qu'il l'a combattu dans le hobbit? serait-il amnésique? d'autres scènes semblent un peu loufoques et tirées par les cheveux comme la statue géante en or fondu ou bombur dans le tonneau qui saute de falaise en falaise et qui ensuite, ressaute dans un tonneau vide apparu comme par magie !
Mais à part ça c'est du tout bon :)

Emmessem 29/12/2013 12:12

Salut!

Je suis d'accord avec toi aussi. C'est vrai que j'étais tellement occupé à relever la faute de la fin, que j'ai oublié les incohérences. C'est vrai qu'il y en a pas mal. Mais c'est le soucis quand tu fais un film aussi long :D Peut-être que des trucs seront expliqués dans la version (encore plus) longue^^.