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Le labo d'Emmessem

Critiques de l'été 03 - 300, c'est mieux à 2 !

3 Août 2014 , Rédigé par Emmessem Publié dans #RiseOfAnEmpire

Pour ce troisième numéro des critiques de l'été, quoi de mieux que mon avis sur 300 : Rise of an Empire ? En fait il y aurait sûrement mieux, comme un topless d'Eva Green. Mais j'ai pas envie que mon blog soit censuré. Et je suis sûr que vous non plus. Votre avis changera peut-être à la fin de cette critique. Faites-le moi savoir en commentaire !

Bonne lecture :

Critiques de l'été 03 -  300, c'est mieux à 2 !

J’ai très certainement un énorme problème avec Zack Snyder. De ses trois films qui m'attiraient - 300, Watchmen et Man of Steel - je n'en ai réellement aimé qu'un seul. Evidemment, ce n'est pas Man of Steel, mais ce n'est pas non plus 300. Si je connaissais du matériel original que ce qu'en disait Alan Moore, je dois dire que je m'attendais à mieux. "Violent, machiste et sans respect des faits historiques.". En s'en tenant uniquement à la description du scénariste britannique, c'est une bonne adaptation : un invraisemblable déluge de sang, dénigrant l'image de la femme et se permettant des effets de caméra sympathiques mais qui ne vaut pas l'engouement qu'a reçu cette œuvre, qui sonne comme un prequel de Game of Thrones.

Sept ans plus tard, alors que Warner Bros. a placé le petit Zack à la tête d'un Univers Cinématographique DC qui n'en a pour l'instant que le nom, la franchise change de réalisateur. Et de héros. Et de contexte. Le parti pris est en soi à la fois curieux et intéressant. Hollywood aime les suites, mais encore plus les reboot et autres remake. Comme beaucoup de films sortis en 2014, 300 : Rise of an Empire a pour concept d'être un peu tout ça à la fois.

Après un prologue contant les origines du méchant principal et du nouveau héros, suivi d’un spoiler majeur sur ce qui est arrivé aux Spartiates, l'histoire prend place du point de vue des Athéniens. Elle se déroule en même temps que les aventures de Léonidas et sa troupe de tarés. Doit-on s'attendre à plus de sagesse ? Certainement pas, les coups sont toujours aussi sanglants et laissent des traces sur le scénario, qui s'offre tout de même des dialogues cinglants. Mais les personnages sans avoir une profondeur supplémentaire sont plus intéressants.

Et je ne dis pas ça qu'à cause d'Eva Green. Même si on a clairement l'impression que le film est sur elle, et qu'on a juste envie de la voir sous tous les angles à coup de caméra plongeante. Force est de constater cela étant que son rôle ressemble beaucoup à celui qu'elle tenait dans Camelot, - la version anglo-canadienne de Game of Thrones - celui d’une [insérer un gros mot] assoiffée de pouvoir et qui pour l'obtenir pourrait se remplir la gorge avec n'importe quoi. Mais on s'en fou. Elle est bad-ass.

Le long-métrage basé sur les aventures presque pas sexuelles d'Artémise Ire, a enfin le mérite d'apporter avec lui énormément de second degré qui évite aux cent deux minutes qui le composent de paraître interminables. D'ailleurs, il n'est pas terminé. La Naissance d'un Empire contre-attaque mais souffre – au même titre que La Désolation de Smaug – du syndrome du second volet. Bien qu'on ne soit pas sûr qu'il y a ait une suite, la fin y fait appel. Et ça n'empêche pas ce 300 d'être meilleur que le premier.

Et même si Noam Murro ne va pas me pousser à lire le comics de Frank Miller, Eva Green me donne envie de m’intéresser de près à Sin City.

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