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Le Labo d'Emmessem et Ben' D.

Let them fight !

Chères lectrices et lecteurs,

Ca fait quelques semaines - voire des mois - que l'envie me prend de me remettre aux critiques de films/séries/BDs/jeux vidéo et que je ne trouve pas de plate-forme vraiment adaptée, exception faite de SensCritique. De facto, me voilà revenu sur ce blog qui est le mien. J'écrirai peut-être des articles de façon plus régulières. Ou pas. Je sais pas trop. L'avenir nous le dira. En attendant, je voulais parler d'un film que je viens littéralement de voir : Rampage

Le slogan, c'est le nom de mon zgeg.

Le slogan, c'est le nom de mon zgeg.

Comment adapter un jeu vidéo au cinéma ? C'est la question qui brûle les lèvres de tout Hollywood depuis quelques années. Et même moi, je me demande parfois comment adapter Spyro, par exemple : les trois versions du personnage qui existent présentent chacune un univers et une intrigue plus ou moins complexes. Alors, de quelle façon retranscrire ça dans un long-métrage tout en ne racontant pas exactement la même chose ? J'ai pas la réponse. 

Et croyez-moi, les mecs qui ont travaillé sur Assassin's Creed et Tomb Raider sont toujours en train d'y réfléchir ; même si, vous me direz sûrement qu'ils s'en fichent de comment adapter Spyro, vous avez compris ce que je voulais dire. Mais certains réalisateurs et/ou scénaristes se demandent parfois si la solution n'est pas tout simplement d'adapter un jeu d'arcade sans véritable Histoire : c'est l'option choisie par Brad Peyton avec Rampage

Bon, on va pas s'mentir : ça veut pas dire que Carlton Cuse - oui, je ne cite que le mec qui a une page Wikipédia française - et ses collègues scénaristes ont pondu quelque d'original. C'est juste l'histoire de David Okoye - #WakandaForever - grand défenseur des animaux, qui va voir son copain gorille George devenir géant et agressif. Alors pour empêcher les humains de le tuer, ce gars sympa va aller casser la gueule des méchants qui l'ont rendu comme ça.  

Effectivement, le pitch est un peu réchauffé ou tend vers le nanar selon l'humeur de chacun. Mais il y a Dwayne Johnson, qui a brillé par son autodérision dans des films comme Baywatch ou l'exceptionnel suite-reboot de Jumanji. Et en plus, il y a des PUTAINS DE MONSTRES GEANTS. Ca a au moins le mérite d'être intrigant pour un amateur du genre, ou de The Rock

Dès le début du film, Rampage tient sa première promesse : son héros est attachant et drôle, en plus de porter un message écologique fort. Ledit message traverse les productions cinématographiques depuis presque 65 ans et est, cette fois, amené avec peu de subtilité, mais il est toujours intéressant de le rappeler : tuer des animaux, c'est mal. Sauf pour les manger. Et encore, c'est limite limite. 

Le truc avec les personnages, c'est que le film va en introduire beaucoup trop et que la plupart d'entre eux ne seront pas réutilisés. Les autres protagonistes arrivent plus tardivement dans l'intrigue, au point qu'il est compliqué de se rappeler de leur nom. Mention spéciale à Jeffrey Dean Morgan, qui devait en avoir marre de mourir dès l'ouverture des films Warner Bros. Pour une fois qu'il a du temps à l'écran, il est en roue libre totale, pour le meilleur et pour le pire. 

Mais le plus ridicule, ce sont les antagonistes, la soeur et le frère Wyden, tellement drôles et clichés qu'on croirait revoir le duo comique aussi allemand que méchant de Wonder Woman. Même si dans le cas de Rampage, la balance entre la lâcheté de l'un et l'autorité perverse de l'autre, associées à une volonté d'être drôle, rendent tout ça plus digeste. Si l'humour est la politesse du désespoir, il fait surtout la force du long-métrage. 

Rampage s'assume comme un film que le spectateur a l'impression d'avoir déjà-vu. Parce qu'entre eux les méchants industriels dont on ne comprend pas le plan, le personnage secondaire féminin qui a sa propre histoire, mais dont on se fout un peu et des répliques passe-partout - que ce bon vieux Jeffrey balance en étant mort de rire - le film se permet de véritables fulgurances comiques, qu'il n'assume pas toujours. 

Car Rampage ne se vend pas comme une comédie d'action, mais bel et bien comme l'histoire d'un action hero et de son gorille. On se demande même parfois si ce n'est pas The Rock lui-même qui a cherché à intégrer l'humour dans tout ça. En tout cas, force est de constater que ça marche : les séquences qui mettent en scène les combats d'animaux gigantesques sont absolument géniales. L'amateur de kaiju en aura pour son argent. 

Alors malgré des failles scénaristiques, Rampage s'impose comme un divertissement sympathique, simple et efficace, sans être brillant. Ce n'est ni un film de monstre aussi intéressant que Kong : Skull Island ni une comédie d'aventure aussi drôle que Jumanji : Bienvenue dans la jungle. Il s'agit plutôt d'un entre-deux qui tient ses promesses : The Rock qui se tatane contre des monstres géants. 

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