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Le labo d'Emmessem

Dr Hine 0.2

2 Novembre 2012 , Rédigé par Emmessem Publié dans #doctor hine

Salut!

Voici donc le second chapitre de la saison 0 de HIne, afin de pouvoir vous présenter pleinement le personnage qui reviendra après cette semaine, même si la forme et le lien avec cette histoire sont encore à développer.

Bonne lecture!

Dr Hine 0.2

Chapitre II : Vers la guerre

Angleterre, Londres, 31 décembre 1900.

Un vieil appartement délabré situé dans un quartier de la capitale peu fréquenté et où régnait le silence. Le Docteur Hine vivait au quatrième étage de cet immeuble et il s’y plaisait. Il était assis dans un fauteuil marron face à sa cheminée, son chapeau posé sur une tablette à sa gauche. On distinguait ses cheveux noirs. A part quelques portraits de personnages historiques tels que William Shakespeare ou Charles Dickens, il avait peu de décoration. Matt tenait entre ses mains un livre écrit par Charles Darwin dans lequel ce dernier expliquait ses théories concernant l’évolution des espèces. Hine souriait.

« Encore une avancée de la science qui va faire bondir les hommes d’Eglise, si dans deux jours ils ne crient pas au scandale c’est qu’ils ne savent lire que le latin. »

L’homme rit doucement. Il appréciait l’œuvre de Darwin qui contrairement à d’autres scientifiques n’avaient pas dû perturber l’écosystème pour ses recherches. De plus ce qu’il avançait était fondé et était en total contradiction avec les histoires facétieuses et sans preuves que les prêtres et autres hommes de foi forçaient les gens à apprendre et à croire. Matthew détestait ce genre d’hommes, il les considérait comme des fanatiques. Pour lui c’était des gens qui privaient les Hommes de leur libre arbitre et la dernière fois qu’il était entré dans un lieu saint c’était pour son baptême. Ses parents l’y avaient forcé. De toute façon à moins d’un an il était incapable de se défendre.

« Bon, je vais aller me promener un peu et respirer l’air frais de Londres avant de découvrir ce que les sujets de sa Majesté préparent pour cette nouvelle année. »

Il y avait comme souvent une bonne dose d’ironie dans la voix de Matthew. Il referma lentement son livre et le posa sur la tablette sur laquelle se trouvait son chapeau. Il en profita pour le mettre et se leva. Il jeta un dernier regard sur le salon. Ca faisait quatre ans qu’il habitait ici et quasiment rien n’avait changé. Il n’avait pas envie d’abandonner une nouvelle fois cet endroit et espérait – dire qu’il priait serait mentir – que personne ne viendrait le chercher pour lui dire de retourner au front avant un long moment. Après tout la Guerre des Boers même si elle était en bonne voie n’était pas encore complètement gagnée.

Tout en se dirigeant vers la sortie de son appartement, Hine mis la main dans sa poche droite pour vérifier qu’il avait toujours avec lui le Vipor que lui avait offert Benedict Smith une semaine plutôt…Benedict Smith ! Si on le laissait trop longtemps seul il deviendrait complètement fou. C’était sans doute ça qui faisait de lui un véritable génie au sens scientifique du terme. Même si le Docteur n’utiliserait pas le Vipor, il préférait le garder sur lui, une arme d’une telle puissance ne devait pas être laissée sans surveillance.

Dix minutes plus tard.

Le Docteur Hine avançait dans les rues de la ville. Des enfants couraient dans les rues en hurlant des chants de Noël. Tout ça faisait penser au médecin qu’il détestait les enfants, c’était la raison pour laquelle n’en avait pas. Ou alors c’était parce qu’il n’avait pas de femme, il s’était toujours posé la question. Bref, il regarda avec dédain les enfants de manière à les vexer puis continua sa traversée tumultueuse de Londres, croisant des voitures à vapeurs et des gens souriant. Un sentiment de bonne humeur régnait. Cette bonne humeur générale et niaise gênait le Docteur.

« C’est le changement de siècle qui les rend comme ça ? Tous les ans c’est comme ça. Enfin bon, pendant ce temps là ils oublient tous les malheurs du monde et que de toute façon ils sont condamnés à mourir, ça me fait toujours rire. »

L’homme arriva devant l’Abattoir. Par réflexe il vérifia s’il avait toujours le Vipor sur lui puis avança, silencieux, essayant de se faire discret. Mais l’ironie était qu’essayer de se faire discret dans un endroit en pleine agitation rendait l’homme repérable aux yeux de n’importe qui. Il serait donc visible aux yeux d’un homme du même calibre que lui, aussi brillant et sans doute plus sournois. Cet homme au costume violet se rapprocha de lui. Matt fronça les sourcils, il l’avait reconnu.

« Inspecteur Smith, quelle surprise de vous revoir !

- Moi de même Docteur, même si je ne m’attendais pas à vous voir ici.

Les deux hommes se serrèrent la main, Hine affichait un sourire hypocrite.

- Je dois dire que je me baladais pour me dégourdir les jambes mais je n’ai jamais aimé les ambiances festives.

- Je vous comprends, moi de même j’ai beaucoup de mal avec l’ambiance qui règne en ce moment.

- Dans ce cas que vous faites vous là ?

- La reine organise des négociations avec un dignitaire italien et elle invite l’élite du peuple à y assister. Vous voulez venir ?

- Pourquoi l’avenir du pays se ferait-il devant de simples civils ?

- La reine veut montrer une dernière fois à son peuple de quoi elle est capable et j’ai le pressentiment que ça va mal se terminer. Vous en êtes ?

- Je n’ai rien de prévu ces 12 prochains mois alors pourquoi pas. »

Et les deux hommes avancèrent en direction du Palais Royal, côtes à côtes, s’échangeant des sourires forcés et des politesses masquant leur haine l’un envers l’autre. Enfin, pour Benedict parler de haine était peut-être un peu fort. Il n’haïssait pas Matthew mais essayait de le manipuler pour s’en faire un allié dans sa quête contre l’injustice. Par contre Hine, même s’il ne voyait pas clair dans son jeu le détestait à cause de sa passion pour les armes et de la cruauté qu’il distinguait dans ses yeux. Au bout d’un moment de silence, Smith demanda :

« Et que pensez-vous du Vipor, mon cher ami ?

- Je n’ai pas encore pris le temps de le tester, je ne tue pas des gens pour le plaisir.

- Je vous sens encore une fois sarcastique, Docteur.

- Je le suis Inspecteur. Je pense que l’humanité et la Grande-Bretagne ne sont pas encore prêtes à ça.

- J’en suis conscient, c’est pour ça qu’il ne faut confier ce genre de chose qu’à l’élite. »

Un silence pesant s’installa quand les deux hommes arrivèrent devant les marches du Palais Royal. Ils les montèrent et passèrent sans difficulté. les gardes connaissaient Smith qui entretenait de bonnes relations avec eux et étaient impressionnés par les exploits de Hine. En parlant de Hine, quelque chose l’avait gêné tout au long de la route, il avait eu l’impression d’être observé et pourtant ce n’était pas le regard de Benedict… C’était autre chose… mais quoi ?

Le Docteur remarqua que malgré la déclaration des droits, la monarchie constitutionnelle et toutes ces choses sur l’égalité des classes, la notoriété et le grade social importaient énormément. Le Palais était rempli de gens et des peintures de toutes les reines précédentes ornaient les murs. Ce qui était impressionnant c’était que toute l’élite de Londres était là. Sûrement pour se faire bien voir d’une dirigeante qui dépérissait de jours en jours.

« Eh bien Inspecteur, il semblerait que les négociations avec cet Italien aient plus de succès que votre petit numéro à l’Abattoir. chuchota Matthew sur un ton sarcastique.

- La reine veut se donner une dernière fois en spectacle et tous ses courtisans sont venus l’applaudir, c’est pathétique. La déchéance de l’Angleterre est proche. rétorqua Ben, vexé. »

Smith passa à travers la foule pour se rapprocher du centre de la pièce et ainsi mieux observer et entendre les négociations. Matt s’empressa de le suivre et fut aux premières loges pour voir la Reine Victoria avachie sur son trône. Les yeux de la dirigeante étaient cernés et des rides recouvrant son visage. Face à elle se trouvait un homme en imperméable vert avec un chapeau rouge. Les spectateurs ne pouvaient pas voir correctement son visage mais ils pouvaient apercevoir une petite moustache.

« A part la moustache, il y a un air de ressemblance, Docteur.

- Je n’en suis pas autant convaincu que vous. »

L’homme en face de la reine était le fameux dignitaire Italien connu dans toute l’Europe sous le nom de Galtovi. Ce dernier avait été mandaté pour s’occuper des affaires avec l’étranger et après avoir conclu avec succès un accord avec l’Autriche-Hongrie et l’Allemagne, il espérait pouvoir faire du Royaume-Uni un allié de taille pour son pays. L’inspecteur et le docteur écoutaient attentivement ce qui se disait :

« Mon but votre Majesté serait de créer une union entre les plus grandes puissances Européennes. L’Italie est une nation jeune, il lui faut des alliés puissants pour survivre.

- Vous avez déjà les empires germaniques avec vous, que vous apporterez une alliance avec l’Angleterre ?

- Un nouvel allié sur qui nous pouvons compter en cas de guerre c’est toujours acceptable, n’est-ce pas ?

- Ainsi nous vous servirions de bouclier ? Et qu’aurions-nous en échange ?

- Nous vous fournirons des ressources et des soldats Italiens viendront vous défendre en cas d’attaque de pays tels que la France par exemple.

- Vous auriez dû faire plus attention aux renseignements qui vous ont été fourni, nous sommes des alliés de la France.

- Vraiment ? Les Français sont pourtant un peuple belliqueux, une trahison est si vite arrivée, souvenez vous de tout ce qu’ils vous ont fait par le passé. Jeanne d’Arc, la Révolution Américaine, le meurtre de Benjamin Franklin, comment pouvez vous tirer un trait sur tout ça ?

- Les choses changent tout comme les gens mon ami. Nous en avons assez de combattre nos voisins. Sortez immédiatement je vous prie.

- Tant pis, si je ne peux pas avoir ce pays par la diplomatie, je l’aurais par la force ! Bona Note, signorita ! »

Aux mots de l’Italien, des hommes armés de fusils et recouverts par d’épaisses cuirasses construites sur modèle de l’Antiquité pénétrèrent dans la pièce. Rapidement l’élite Londonienne se retrouva encerclée ! Hine n’avait pas peur, il avait déjà vécu ce genre de situation mais il s’inquiétait pour la Reine. Néanmoins quelque chose le perturbait. Comment un plan d’une telle envergure n’avait pu être avorté ? Il dévisagea Smith et lui dit avec mépris :

« Si jamais on s’en sort, rappelez moi de ne plus JAMAIS vous suivre. »

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Ben Wawe 02/11/2012 12:31

Je suis sur le même constat que la précédente nouvelle : bonnes idées, mauvaise exécution.

Le début est long et poussif, les phrases que Hine se dit à lui-même sont un peu grossièrement placées, ses réactions vis-à-vis de l'ambiance font un peu artificielles car ne sont pas vraiment justifiées, n'ont pas énormément d'intérêt (il veut vexer les gosses ? pourquoi ? un gosse se vexe peu, il chiale surtout, et rarement quand on le regarde avec dédain car il ne sait pas ce que c'est) et alourdissent l'ensemble.
Le reste est un peu mieux, mais tu t'enfonces dans des discours politiques un peu obscurs.

En fait, ça manque de fluidité, de rythme et d'action : il faut que ça bouge.
Les idées sont bonnes mais tu peux mieux faire, car tu as déjà fait mieux.