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Le labo d'Emmessem

Happy Hinoween

31 Octobre 2012 , Rédigé par Emmessem Publié dans #doctor hine

Salut à tous et joyeux Halloween!

Halloween c'est le jour où les monstres et les héros peuvent sortir librement, sans leur masque. Quoi ? Vous pensez pas que l'identité civile des héros c'est un masque cachant leur vraie nature ? Vous verrez. Et du coup c'est aussi une bonne occasion pour vous présenter mon deuxième personnage principal (après, Drak Béryl) : le Docteur Hine dans une nouvelle écrite il y a un an et-demi mais qui débouchera sur quelques choses de plus grand, je peux que vous conseiller de la lire pour l'instant :)

Notez avant de commencer votre lecture q'il y a un an commençait sur mon ancien blog et celui de Ben Wawe, un crossover entre Drak Béryl et Lord Corlatius, son personnage qui aujourd'hui a bien grandi et dont une nouvelle aventure ne devrait pas tarder.

Bonne lecture!

Chapitre I : Smith

Angleterre, Londres, 24 décembre 1900.

Un homme en imperméable verdâtre et au chapeau de la même couleur sortait de la gare Waterloo d’un pas rapide et décidé. Comme tous les habitants de Londres, il entendait les coups de Big Ben. Il craignait d’être en retard à ce qui s’annonçait comme le plus grand spectacle que l’Angleterre ait connu depuis l’exécution publique de Charles Ier : Le dernier jeu de Jack l’Eventreur ! Tel était le titre affiché par la plupart des journaux de la ville.

Il avait eu dû mal à sortir et toussait. Ses poumons ne pouvant plus tellement supporter l’air londonien.

« Ce monde est en train de pourrir ! Les gens s’entretuent pour pouvoir sortir d’une stupide gare et ils ne se rendent même pas compte que le pays qu’ils vont laisser à leurs enfants est rongé par la pollution et maladie ! L’avantage de ne pas avoir de gosse et de ne pas avoir de remords ! Mais finalement personne ne se lève et on continue de sacrifier notre environnement et notre santé pour la science ! »

Cet homme traversa la moitié de la ville tout en bousculant un grand nombre de passants. Il arriva enfin devant un bâtiment délabré aux fenêtres brisées et à la peinture grise écaillée. Ce bâtiment portait le nom d’Abattoir. C’était là qu’on faisait passer les exécutions des criminels condamnés à la peine capitale pour un spectacle urbain.

L’homme entra, constatant que l’intérieur était encore plus sordide que l’extérieur : des cafards lézardaient les murs et des toiles d’araignées envahissaient le plafond. Il alla s’assoir au premier rang. Derrière lui des hommes et des femmes de tout âge étaient rassemblés. Ils causaient un bruit de fond strident que même Beethoven aurait entendu. Notre héros quant à lui restait silencieux. Ses yeux verts étaient concentrés sur l’homme apeuré assis sur une chaise sur l’estrade et relié à une étrange machine à vapeur par des tuyaux. Sous la chaise se trouvait une plaque chauffante.

« L’échafaud commençait à être dépassé. » murmura l’homme aux yeux verts avec un sourire malsain.

Une voix sombre dont on ignorait l’origine résonna dans la salle pour annoncer :

« Mesdames et messieurs, nous sommes ici réunis pour assister à la mort de « Jack l’Eventreur », l’homme qui a suscité tant de mystère au cours de ces 12 dernières années ! Et rien que pour lui nos meilleurs scientifiques ont mis au point la machine à tuer du 20ème siècle : la chaise à vapeur ! »

Et là, le brouhaha cessa pour laisser place au bruit lourd de la machine à vapeur. L’eau commença à couler dans les tuyaux avant de se répandre à l’intérieur du corps de « Jack l’Eventreur ». Les tuyaux chauffèrent et l’eau à l’intérieur devint vapeur. Enfin, la plaque chauffante située sous la chaise s’enclencha. Alors que le criminel était proche de la noyade, toute l’eau de son corps se métamorphosa en vapeur, une vapeur qui à force de se développer à l’intérieur du corps humain finit par le faire exploser. Tout s’acheva dans un cri de douleur. Du sang et des organes tapissèrent les murs. Les âmes sensibles soit l’ensemble de Londres quittèrent la salle. Seul l’homme restait et en souriant il applaudit.

Des escaliers dissimulés dans un coin de la pièce craquèrent, un homme à la démarche longue et distinguée en descendait. Au bout de quelques secondes de silence il arriva derrière l’homme en imperméable et s’exclama :

« Docteur Hine, quelle surprise de vous voir ici !

- Est-ce le fantôme de Jackie qui s’adresse à moi ? demanda ironiquement celui qui avait assisté à cette exécution sans montrer la moindre émotion. »

- Bien sûr que non, les fantômes n’existent pas, Docteur.

- Et votre Jack l’Eventreur non plus, inspecteur Smith. »

La voix de l’inspecteur Smith était grave. Sa voix aurait fait trembler le commun des mortels mais le Docteur Hine n’était pas du genre à être impressionné si facilement.

D’ailleurs parlons-en du Docteur Hine ! Matthew Hine pour être précis. C’était un homme brillant né en 1875 dans une famille d’aristocrates anglais dirigeant les plus grosses centrales à vapeur du pays. Il était devenu médecin à vingt ans et fut recruté par l’armée britannique afin de soigner les soldats dans les campagnes anglaises les plus dangereuses. Il revenait d’une victoire lors de la Seconde Guerre des Boers et était encore sous le choc des horreurs qu’il avait vu là-bas. Comparée à ça, la mort du « criminel » pouvait être qualifiée de divertissante. C’était sans doute pour ça qu’il était resté jusqu’au bout et avait éprouvé une fascination pour cet engin de la mort. Pour conclure sur sa présentation, on pourrait rajouter que depuis très jeune il aimait se balader avec une veste verte sur les épaules mais le chapeau était plus récent, contrairement au pantalon troué qui lui commençait à se faire vieux.

Les mains dans les poches de sa veste, il se leva avant de se retourner vers son interlocuteur. Il laissa paraitre un sourire en coin sur son visage marqué par la guerre. Même s’il ne participait pas aux combats, ça laissait des séquelles. L’autre portait juste un smoking violet, un pantalon de la même couleur et un nœud papillon rouge. Ses cheveux ébouriffés étaient noirs, tout comme ses yeux.

« Ainsi vous me connaissez, Docteur Hine ?

- Allons sir, partout dans Londres on ne parle que du célèbre Benedict Smith. On dit de vous que vous êtes le prochain Sherlock Holmes mais également un brillant inventeur. Et cette chaise est vraiment très intéressante mais pourquoi se servir de l’image de Jack l’Eventreur ?

- Comment ? demanda le policier d’un air de surprise.

- Je ne suis peut-être pas détective mais je ne suis pas non plus stupide, ça fait 12 ans qu’on n’a plus de nouvelles de lui et vous espérez me faire croire que vous venez de le tuer là, sous nos yeux ? Je veux bien croire que vous êtes un excellent enquêteur mais il y a des limites à ne pas dépasser. expliqua longuement Matt. »

Le Docteur marqua une pause et sourit. Il venait de marquer un point. Mais évidemment, l’Inspecteur Smith ne tarda pas à répliquer :

« Et…répondez-moi franchement : vous croyez que sans ce coup de propagande les gens seraient venus assister à une exécution publique ? Même en leur faisant croire que je lançais l’exécution du plus grand tueur en série que le monde ait connu ils n’ont même pas été capable de rester jusqu’au bout.

- Vous n’avez pas tort. »

Benedict Smith était un homme issu d’un milieu modeste. Ses parents étaient morts, tués par un malade mental qui se tira une balle dans le crâne après avoir commis son crime. Il fut recueilli par le commissaire Braddock qui le prit en pitié et qui finalement l’éleva comme son propre fils. Et quand on est fils de policier, on devient policier et on gravit rapidement les échelons jusqu’à devenir inspecteur. C’est ce que Smith avait fait et aujourd’hui il n’avait de cesse de traquer les psychopathes à n’importe quel prix, même si cela impliquait de devenir un sociopathe. Et pour améliorer la chasse aux criminels il passait son temps libre à inventer de nouveaux moyens de les prendre au piège ou de les faire souffrir, c’est dans cette optique qu’il avait crée la chaise à vapeur et tant d’autres armes d’ailleurs.

L’inspecteur souriait. Il venait de faire taire le Docteur dont la répartie était connue de la plupart des londoniens. Il allait enfin pouvoir lui présenter un projet qui lui tenait énormément à cœur sans être interrompu. Il sortit de la poche droite de son smoking un revolver gris-blanc orné d’un V noir et le lança à Hine qui l’attrapa en plein vol.

« Qu’est-ce donc ? demanda le Docteur.

- Un prototype d’arme qui je l’espère vous plaira : après la chaise à vapeur, une révolution pour le système d’armement du Royaume-Uni : le Vipor !

- Vipor ?

- Contraction de Viper et Vapor.

- Ah…et donc ?

- Cette arme est remplie d’un concentré de vapeur d’eau, une vapeur qui une fois relâchée lorsqu’on appuie sur la détente du revolver, sort sous l’état d’une balle jusqu’à entrer en contact avec un objet ou une personne. La vapeur se dilate et explose, emportant avec elle une grande partie du corps qu’elle a touché. Avec ceci la Grande Bretagne pourrait prendre le contrôle du monde, aucun soldat ennemi n’aurait le temps d’être soigné ! s’exclama l’inspecteur, joyeux. »

Silence, Matthew déposa l’arme au sol et applaudit lentement avant de répondre :

« Justement inspecteur, je ne suis pas un assassin mais un Docteur ! Mon rôle est de soigner les gens, pas de les tuer. Pourquoi présenter ce prototype à un homme tel que moi ?

- Vous êtes le seul à être resté jusqu’à la fin de cette exécution et…pensez à toutes les horreurs que vous avez vu : le Vipor promettrait une guerre rapide, efficace et nous assurerait la victoire sur tous les fronts !

- Ce serait aussi un massacre sur les terrains ennemis, je ne peux cautionner ça…au revoir monsieur. »

Matt bien qu’impressionné par cette nouvelle invention ne l’appréciait pas. Il savait que l’utiliser aggraverait encore les dommages causés par les nombreuses guerres et il n’appréciait pas du tout ça. Avec un sourire forcé, il serra la main de l’homme en violet :

« Content de vous avoir rencontré. fit-il.

- Moi de même. »

L’inspecteur se dirigea vers la sortie et avant de quitter le bâtiment il reprit :

« Gardez le Vipor, considérez ça comme un cadeau de noël. »

A peine avait-il fini sa phrase qu’il avait quitté la pièce. L’homme en imperméable était seul avec ses pensées. Au bout d’un moment il saisit le Vipor et le rangea dans la poche droite de sa veste. Même si c’était malsain il valait mieux qu’il le garde avec lui plutôt qu’un autre ne le trouve. Les jours à venir s’annonçaient sombres mais la conclusion de cette journée était :

« Ce Smith est encore pire que moi, je pensais pas que c’était possible. »

Et le Docteur Hine quitta à son tour l’Abattoir.

Happy Hinoween

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Ben Wawe 31/10/2012 12:09

Je ne sais plus si j'avais lu cette nouvelle à l'époque, et ce que j'en avais pensé.

Là, je l'ai lu (ou relu), et je t'avoue que si les idées sont bonnes, le style est à revoir sur plusieurs points. Quelques remarques rapides :
- c'est un peu court et un peu creux : c'est une grosse introduction mais il n'y a pas de grand enjeu qui donne forcément envie de connaître la suite. C'est un peu dommage
- les pensées de Hine sont mal placées, elles sont posées au milieu de description et ça ne rend pas très bien
- le gros paragraphe de description de Hine est un vrai problème. Ce n'est pas méchant, mais à mon avis, c'est tout ce qu'il ne faut pas faire (et j'ai le malheur de le faire aussi parfois) : un gros bloc de texte qui balance beaucoup d'informations en bloc. Même si c'est plus chiant et dur, mieux vaut glisser quelques informations peu à peu, et les glisser de façon cohérente (un objet rappelle tel élément, un homme rappelle l'uniforme qu'il portait donc son passé, etc.) et surtout fluide
- il n'y a pas énormément de vie dans ta nouvelle : on alterne entre des descriptions un peu rapides, des erreurs stylistiques, quelques dialogues et c'est fini. C'est un peu dommage, bis

Globalement, les idées sont très bonnes, mais cette introduction me semble faible : faible objectivement, mais faible aussi par rapport à ce que tu fais, à ce que tu as fait et à ce que tu peux faire.
Mes critiques ne sont pas là pour te démotiver, mais pour pointer ce qui ne va pas vraiment. Tu sais combien de temps j'ai mis pour accoucher d'un vrai Lord Corlatius, j'aimerais t'éviter les longues phases de doute et d'interrogations sur le Docteur Hine en visant vraiment ce qui ne va pas ici.

Après, cette nouvelle date de dix-huit mois, je sais que tu as fait mieux, mais vas-tu raccrocher la suite à ce wagon ou cette histoire a-t-elle surtout un impact historique ?
A voir ce que tu prévois, mais PEUT-ÊTRE serait-il plus simple de lancer une intrigue déconnectée avec ton style actuel et l'expérience accumulée depuis dix-huit mois, pour APRES revenir sur cette histoire, la terminer et/ou arranger cette première nouvelle.

A toi de voir, mais j'insiste : mon avis est tranché mais n'est pas "méchant", c'est juste que je sais que tu peux mieux faire. ;)

Emmessem ( 31/10/2012 13:22

Premièrement, merci pour ton avis.

En me relisant avant de poster la nouvelle, je me suis rendu compte qu'il manquait un gros travail sur la façon d'écrire et de raconter la nouvelle. La première partie de Hine, écrite de la même façon je pense, tiens sur 3 chapitres. Mais j'ai envie de faire évoluer Hine avec l'expérience que j'ai acquise au cours de mes quelques mois d'écritures depuis que je l'ai lâché. A voir jusqu'à quel point ce sera lié à cette histoire.

Encore merci de penser que je fais des trucs bien! :)