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Le labo d'Emmessem

Retour en Force (Dans ton cul)

25 Août 2013 , Rédigé par Emmessem Publié dans #KickAss, #KickAss2

Chose promise, chose promise.

Hier j'avais annoncé que les articles de fin d'été seraient dédiés aux critiques. En voici une autre d'actualité avec Kick-Ass 2 (qui avait été prepubliée sur mon SensCritique)

Retour en Force (Dans ton cul)

Kick-Ass...Pardon...Jeff Wadlow...Bon, d'accord je ne sais vraiment pas comment commencer cette foutue critique, rédigée juste après - ou presque, à deux heures près on va plus chipoter – le visionnage de Kick-Ass 2. Je me sens comme un vrai journaliste, ou critique de cinéma, alors que finalement je suis juste un blogger fan de cinéma, de comics et de super-héros qui essaie d'en faire.

Eh bien commençons par le début : le premier opus était tellement magique malgré ses petits défauts que mon tout petit cœur de geek essaie de se cacher, que donner une suite à Kick-Ass c'est bien, mais ce n'est pas tout : il fallait un retour en Force. Ce retour a été confié à Jeff Wadlow et on ne peut pas le nier, de la force, il y en a. Peut-être un peu trop.

En effet, sur toute la durée du film, on a droit à des scènes spectaculaires, qu'il s'agisse de combats à mains nues ou costumées, d'explosions, d'armes à feu, d'armes blanches les coups pleuvent. Mais n'est-ce pas là exactement ce que j'avais reproché au Man of Steel de Snyder ? Bien sûr que si mais ici les coups sont également verbaux.

A aucun moment on ne lésine sur les dialogues, s'offrant de l'humour vulgaire, de l'humour intelligent, des répliques bien senties, sorties de nulle part et paraissant quasiment toujours naturelles, et des phrases qui font mouche dans la tête des personnages et des spectateurs qui ne peuvent à aucun moment rester insensibles. Ou en tout cas, je ne suis jamais resté insensible. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je partage le point de vue de chaque "héros" et que je suis complètement amoureux d'Hit Girl.

Là où Iron Man 3 s'est imposé comme étant un film sombre avec une pointe d'humour, j'ai eu l'impression que Kick-Ass 2 prenait le sens inverse devenant une comédie avec une part d'ombre. On suit les héros là où on les avait laissés à la fin du premier opus : cet adolescent et cette jeune fille que tout oppose mais qui finalement sont exactement les mêmes, à quelques organes génitaux près, n'étant que des âmes incomprises, essayant de mener une vie normale alors qu'ils veulent accomplir de grandes choses, qu'ils y sont destinés.

On se croirait presque dans une comédie sur le métier d'artiste, avec l'Art remplacé par l'Héroïsme. Sans oublier bien sûr l'autre personnage principal : le Motherfucker qui sombre ridiculement dans son Art : le Vilainisme.

Et finalement sans trop en dire pour éviter les spoils, on peut remarquer que le film suit le même schéma qu’une comédie sur l’Art, ce qui peut être assez rebutant pour ceux qui attendent un « film de super-héros ». En parlant d'Art, et de super-héros n'oublions pas de mentionner que c'est un énorme hommage aux comics, jouant avec les codes de ceux-ci comme l'a toujours fait Mark Millar depuis qu'il est scénariste.

Je pourrais en revanche m'attarder sur la sous-exploitation de Jim Carrey qui s'est peut-être désengagé de la promotion du projet à cause de ça, finalement. Mais je ne le ferais pas. Car pour l'instant, à moins que Thor – The Dark World ne me donne tort, Kick-Ass 2, qui est "tragicomique", qui a des acteurs d'exception et une réalisation fantastique est MON film super-héroïque 2013, car tel Arrow, il a planté une flèche d’amour dans mon cœur, comme le précédent. Et je pense que n'importe quelle personne qui a déjà tenu un comics dans ses mains, et qui l'a compris sera dans le même état que moi, à la fin.

Pour tout de même revenir sur les propos de Jim Carrey : oui, c'est violent. Ca gicle de partout et dans tous les coins. Comme quand je pense à Chloé Moretz.

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