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Le labo d'Emmessem

Space Myths - Where No Man Has Died Before I

28 Juillet 2013 , Rédigé par Emmessem Publié dans #SpaceMyths

Salut à tous et à toutes. J'ai vu qu'on était nombreux cette nuit devant la Nuit HeroCorp, j'espère qu'il y avait quelques lecteurs de mon blog parmi les téléspectateurs, en plus de moi je veux dire. Sinon, vous inquiétez pas, j'ai pas tenu le choc pendant les 6h30 de diffusion, alors j'en veux à personne. Et puis, en compensation ou en supplément, c'est vous qui voyez, je vais vous servir autre chose en terme de science-fiction française :)

Chose promise avec Edwin Boyer, voici donc le point de départ de l'Odyssée - pour les personnages comme pour les auteurs - spatiale et spéciale qu'est Space Myths (et qui n'a rien à voir avec la série de Davy Mourier)

Bonne lecture!

Space Myths - Where No Man Has Died Before I

Chapitre I - Archange

An 3.

« L’espace, l’ultime frontière…. »

Telle était la phrase sortant de l’holovision et qui provoquait toujours autant de frissons chez le cadet Hiryû, malgré quelques grésillements dus à la résolution sonore. Ce problème de qualité était lui-même la conséquence de trop nombreuses conversions de la vidéo initiale qu’il regardait aujourd’hui dans un format post-numérique. Le fichier de base datait de ce que les rares historiens tenant à jour les registres appelaient le vingtième siècle – même si Hiryû ignorait totalement par rapport à quoi ils se référaient – et l’ironie se tenait dans le fait qu’à l’époque, ce qu’il était en train de faire était tout simplement considéré comme illégal. Mais dans la législation actuelle, il en avait tout à fait le droit, d’abord parce que l’œuvre était tombée dans le domaine public mais aussi parce que les technologies actuelles ne permettaient pas de faire autrement. En plus, il avait une véritable passion pour les séries et les films du vingtième et du vingt-et-unième siècle, qui se rapprochaient actuellement plus de la science que de la fiction. Surtout la série qu’il venait de mettre en route avant que la voix du capitaine ne résonne dans tout l’Archange :

« Nous avons reçu un appel de détresse la planète de la paix. Préparez-vous à atterrir. Kosmos, terminé. »


C’était, à la virgule près, la déclaration qu’il allait faire au Haut Conseil de Space Inc, quand ils l’interrogeraient pour savoir ce qui s’était passé en ce jour solitaire, où il avait perdu tout ce qu’il possédait sauf son honneur, alors que c’est la seule chose qu’il aurait préféré ne pas garder.

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Le capitaine Kosmos était assis au centre du poste de commandement du vaisseau, observant de ses yeux noirs l'infinité de l'espace derrière les hublots. Depuis aussi longtemps qu'il était capable de s'en souvenir, il avait toujours rêvé de ce moment où il voyagerait à travers les étoiles, fasciné par la magnificence des planètes et des galaxies. La route avait été longue, il n'était pas né à la bonne époque, mais il y était enfin arrivé. Et il était payé pour ça, pour réaliser ses rêves. Un appel de détresse n'était qu'une formalité ne venant pas tâcher l'image qu'il avait construite de son métier. D'autres choses bien pires s'en chargeaient.

« John. Les téléporteurs sont prêts. »

La voix de son second avait éloigné John Kosmos des pensées sombres vers lesquelles son esprit se dirigeait. Souriant, il se leva pour s'approcher cet homme blond, pleinement en contraste avec lui, qui ne déniait pas détourner le regard de la console, préoccupé.

« Quelque chose ne va pas, professeur Z ? finit par interroger le capitaine.
- La planète de la paix n’a pas envoyé d’appel de détresse depuis…Les registres à ce sujet datent de l’Age Sombre, d’avant ta naissance, John.
- C’est qu’elle porte bien son nom…Attends, tu insinues que je suis vieux ?
- Non..non, ce serait ridicule, nous avons le même âge, à cinq années près. balbutia l’homme, gêné.
- Tu as beau être le cerveau de la bande, tu as encore du mal avec l’humour, Z. »

Le professeur et le capitaine se regardaient droit dans les yeux, le sourire aux lèvres. C’était l’un des seuls membres de l’équipage à pouvoir appeler Kosmos par son prénom, à pouvoir lui adresser la parole sans trembler en pensant aux légendes qui l’entouraient, car il en était un élément essentiel. Sous les yeux du reste des officiers présents dans la salle de commande, Z se dirigea vers les téléporteurs, seul, conscient que son ami avait des problèmes d’ordre…personnel à régler avant de descendre.

Une jeune femme s’était rapprochée du capitaine, souriante elle aussi mais cachant une profonde tristesse. John aurait préféré ne pas devoir la regarder, ne pas devoir l’écouter, ne pas devoir lui parler aujourd’hui, mais il fallait bien qu’il le fasse un jour de toute façon. De tous, elle était à défaut d’être la meilleure, celle qui méritait le plus son respect, de par ses nombreux excès de zèle…mais elle était aussi celle qui l’inquiétait le plus.

« Capitaine Kosmos, je…
- Ne dites rien, lieutenant Tamara. fit-il en posant la main sur son épaule. Je vous confie le commandement du vaisseau en mon absence.
- Je vous serais plus utile sur le terrain ! tenta-t-elle d’intervenir. Je vous dois bien ça !
- Ma décision est prise. De toute l’équipe qui m’a été fournie par Space Inc, vous êtes sans doute la meilleure et par conséquent la plus qualifiée pour ce poste. Nous reviendrons vite de toute façon.
- Mais capitaine, ce n’est pas Space Inc qui m’a… »

La jeune femme stoppa sa phrase quand elle se rendit compte que le capitaine ne l’écoutait plus, s’étant retourné pour fuir une situation qui aurait pu être beaucoup plus compliquée que d’affronter toute l’armée de l’Empire Savaurien, afin d’aller faire la guerre là où personne ne l’avait faite avant.

Arrivé dans la salle de téléportation, Kosmos se plaça à droite de Z, qui l’attendait, ne désirant en aucun cas partir sans lui mais souhaitant également satisfaire sa curiosité :

« Alors ?
- Les hormones d’une adolescente peuvent attendre notre retour de mission. répondit John avec une certaine froideur. Il n’aimait vraiment pas ce genre de situation.
- Tu peux t’amuser à parler comme moi, mais ne t’amuses pas à mourir pour éviter de régler ce problème.
- Eh bien, Z…Tu as compris le principe de l’humour. Enfin, j’espère. »

Alors que le capitaine achevait sa phrase, Tamara depuis la salle de commande activa les machines. En quelques secondes, les atomes des deux hommes se dispersèrent, dans une lumière écarlate, plus rouge qu’un soleil en pleine implosion. C’était un spectacle véritablement magnifique pour ceux qui y étaient habitués mais assez terrifiants pour les autres, qui pouvaient craindre qu’une telle source d’énergie ne désintègre ceux qui s’en approchaient.

C’était un peu le cas, de toute façon. Mais les corps désintégrés se régénéraient ailleurs, les atomes devenant poussière, la poussière formant un être humain. C’était un processus extrêmement douloureux, mais aucun moyen plus doux n’avait encore été mis en place. Enfin, les chercheurs avaient trouvé d’autres procédés diminuant la douleur, mais ils n’étaient pas aussi rapides : à peine une millisecondes après leur disparition, Kosmos et Z se matérialisèrent sur une magnifique étendue de sable, étrangement entourée de verdure et bordée par la mer, recouverts par des armures qui avaient automatiquement remplacé leur combinaison et qui se retireraient lors du voyage retour. Il s’agissait là d’un des autres avantages de cette technique.

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Ben Wawe 29/07/2013 17:34

Pas mal. Le démarrage est classique, les personnages sont cernés mais un peu trop classiques eux aussi. L'humour est présent, peut-être un peu trop lourd au début ; pour le moment, ça donne une impression étrange car l'humour et la SF ne fonctionnent pas naturellement ensemble.

Je suis curieux de lire la suite, même si des trucs comme "la planète de la paix" ou "professeur Z", ça fait trop Old School SF pour moi.
A voir la suite, donc. Je suis curieux et intéressé, et l'illustration est plutôt jolie.

Emmessem 01/08/2013 10:05

Merci. Pour l'aspect "classique" et "old school", c'est pas complètement faux, que ce soit dans les personnages comme dans les références. A la base, le projet était conçu comme un hommage à Star Trek en fait. Et je pense avoir besoin de partir sur du classique pour aller au-delà. Et j'espère que la suite te plaira et paraitra moins classique ne te décevra pas :)

Pour l'humour, c'est justement car on n'a pas l'habitude d'en voir que je voulais l'insérer dedans. J'espère qu'il collera quand même dans la suite. Cela dit, il n'y a pas que de l'humour, l'humour est là comme supplément :D

Merci en tout cas.