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Le Labo d'Emmessem et Ben' D.

« Je suis une mite en pull-over » - Présentation de Benjamin

Salut lectrices et lecteurs,

J'évoquais dans l'article dédié à la sortie de Forgotten Generation 4 les différents changements à venir sur mon blog. Il est enfin de temps de l'annoncer : de nouvelles mains vont écrire des billets dans Le Labo d'Emmessem. Parce que, comme vous avez pu le voir, je me suis remis à parler de films et de séries. Mais c'est quand même plus sympa de ne pas le faire tout seul !

L'idée n'est cependant pas d'ouvrir le blog au premier venu qui voudrait parler de pop culture. Ca n'a rien d'hautain. J'ai juste envie de m'entourer de personnes en qui j'ai confiance et dont j'ai déjà lu des écrits. Il est, pour moi, nécessaire d'être sur la même longueur d'onde que les plumes numériques qui m'entourent ; en termes de rigueur dans la rédaction. 

En l'occurrence, celui qui rejoint Le Labo d'Emmessem n'est autre que l'incroyable Benjamin Deneuféglise ! Ce nom n'est peut-être pas inconnu à ceux qui me connaissent bien, puisqu'on a fait beaucoup de choses ensemble. Et c'est un honneur véritable d'écrire à ses côtés ! Mais je vais, maintenant, lui laisser la parole : 

Je suis une mite en pull-over

Benjamin Deneuféglise

« Je m’appelle Ismaël », enfin Benjamin. M’en voulez pas, j’ai toujours voulu démarrer une présentation par cette première ligne de Mobydick à cause du film Mathilda de Danny DeVito, dans lequel la gamine trop géniale, trop tête à claque se plaît à se lire à haute voix ce début de bouquin. Et il me semble que c’est à la fin du film. Bref… Revenons à nos moutons. Ce bon vieux Maxime Saint Michel, ici surnommé Emmessem, m’a demandé d’écrire une petite présentation afin de m’introduire sur son blog en tant que co-auteur, ou co-blablateur. Ce qu’il faut d’abord savoir… 

Benjamin, un garçon charmant

Benjamin, un garçon charmant

C’est que je connais Maxime depuis bien longtemps. Qu’on a fait, et je pense qu’il me donnera raison, les « 400 coups ». Qu’on a failli chuter dans un escalator du métro parisien. Qu’on en a hurlé puis ri. Qu’on a débattu des heures durant sur Marvel et l’importance d’ouvrir sa curiosité à l’ensemble du cinéma et non aux grosses machines mondiales qui ont la puissance de vous fermer les œillères (parfois sur de très bons objets il faut le dire). Qu’on a discuté récemment de la chiasse que doit trainer Warner depuis le carnage industriel et créatif Justice League et même depuis Batman V Superman, film à partir duquel ils ont commencé à pondre des films entièrement taillés pour le consommateur (Suicide Squad et son fluo, en veux-tu en voilà). Que je lui ai fait passer un grand moment en compagnie de Paul Verhoeven et de trois de ses films à la Cinémathèque Française. Qu’on s’est promené à deux expos de la Cinémathèque dont une qui s’est soldée par deux signatures sur un livret : « Benjamin-San » et « MSM-San ». Que je l’ai aidé à se préparer à son concours d’entrée à l’Ecole de la Cité en lui parlant de Sergio Leone, en l’emmenant voir du Tsui Hark et en l’ennuyant avec tout à un tas de théories. Qu’il a réussi à m’intriguer un peu plus avec la série Buffy contre les Vampires lors du dernier Festival Séries Mania au Forum des Images. Qu’il a participé activement à la correction de mes mémoires de Master sur le cyborg (oui, Maxime est le petit-fils du Petit Robert). Que mon mémoire l’a plus qu’intrigué à tel point qu’il me ressort mes théories ou celles réfléchies lorsqu’il se retrouve devant un film. Qu’il a aussi corrigé ma longue nouvelle publiée, anciennement scénario, publiée sous le titre de Police Badge 3648. Qu’on a récemment eu les larmes à l’œil en parlant du brillant Mission: Impossible Fallout et de Tom Cruise. Enfin, qu’on a écrit des scénarios qui ont pu parfois être réalisés, et le prochain va être porté à l’écran lors de la soirée PopCorn Reborn spécial Arras Film Festival consacrée au formidable Police Fédérale Los Angeles de William Friedkin.

D’ailleurs, qu’est-ce que c’est PopCorn Reborn ? Eh bien, c’est un groupe d’irréductible gaulois qui se battent pour les films essentiels à la pop culture, soit tout le cinéma ce qui a participé à la marquer. Cette bataille a lieu à peu près cinq à six fois par an depuis 2016 avec un programme qui s’est solidifié après avoir été bien éprouvé : un court métrage concocté par l’équipe et de jeunes talents de la région et même de plus loin tourné dans l’arrageois, soit un avant-programme plongeant le spectateur dans l’ambiance de la soirée ; une petite présentation du film ; la projection du long métrage ; enfin un retour avec le public sur le film suivi d’un verre avec un bar associé. Terminator 2, Scarface, Pulp Fiction, The Big Lebowski, RoboCop, Gremlins, Les Griffes de la Nuit… Une grosse douzaine y est déjà passée, cela grâce à un public de plus en plus conséquent et aussi de plus en plus investi : imaginez je ne sais combien de spectateurs arriver en peignoir lors de la soirée dédiée au Dude ; ou encore des fans de PopCorn Reborn user de leur temps et énergie pour tourner dans les courts métrages et participer à leur fabrication. Bref, je pense que je peux parler au nom de Maxime et dire qu’on vous invite tous à rejoindre cette belle aventure. D’ailleurs voici un lien vers la page mère de l’organisme : https://www.facebook.com/popcornrebornarras/

L'importance de l'enfance pour Ben'D

L'importance de l'enfance pour Ben'D

PopCorn Reborn est aussi l’une des raisons pour laquelle j’ai arrêté d’écrire pour CineSeries-Mag, site internet consacré au cinéma et à la télévision sur lequel j’ai écrit plus de 180 articles en trois petites années. J’y ai fait mes armes de gratte-papier, passant d’une écriture universitaire à la recherche d’un style pouvant être lisible par n’importe quel individu. Le festival de Cannes de 2016, l’Arras Film Festival depuis 2015, ou encore le festival Séries Mania… J’ai couvert pas mal de choses sympathiques, interrogé pas mal de gens plutôt cool (Shane Black, Jean-Pierre Bacri, Michèle Mercier, Jim Sheridan, Paul Schrader, William Friedkin, Paul Verhoeven, ou encore Steven Spielberg qui a refilé ma question à Kathleen Kennedy qui a su répondre à côté, ce qui annonçait son règne de Lucasfilm sous Disney). J’ai aussi beaucoup écrit de chroniques DVD/Blu-ray ou encore d’interviews avec des auteurs de livres sur le cinéma/la télévision (je pense au formidable éditeur en puissance qu’est Playlist Society). Même si le site est clos et que les articles risquent de bouger sur le phoenix fondé par quelques-uns de l’ancien, ces premiers sont encore disponibles (sans les images) ici : https://www.cineseries-mag.fr/author/deneufeglise/

Et donc j’atterris sur le blog d’Emmessem. Pourquoi ? Parce qu’on s’est fait une promesse de liberté de ton et d’écriture que je ne pouvais pas récupérer ailleurs. Car, à cause de mes autres activités (PopCorn Reborn, ah et oui j’ai aussi été auto-entrepreneur dans l’audiovisuel, et je joue encore à ça de temps en temps ; et j’ai été un Décadré chez PFM 99.9, mais ça c’est une autre histoire) je ne peux plus écrire à un rythme effréné comme j’ai pu le faire avant.

Le moment "modestie"

Le moment "modestie"

Et avec Maxime, on voulait pouvoir écrire sur tout, pas juste sur le cinéma, ou la télévision, mais même sur nos expériences de lectures et d’écriture, ou encore de réalisation. Vous expliquer comment on a échoué à comprendre une œuvre hermétique ou au contraire, comment on a su s’émouvoir en perçant son armure. On voulait vous expliquer qu’on a pu écrire un scénario, et comment on l’a mis en scène, de façon plus ou moins ratées et avec quels moyens. Alors la notion de « billet » me semble plutôt bonne. Il ne s’agira pas de faire des critiques pontifiantes et balançant du vent, mais d’assumer nos points de vue pour, d’après mon expérience, mieux capter les objets qui seront approchés. Je pense par exemple au mot de Maxime sur Louis de Funès, très émouvant, et empli de vérité. Je pense que je m’y essaierai sur comment j’ai abordé la Mort aux Trousses à quinze ans, comment j’ai pu comprendre la passion de ma mère et de bien du monde pour ce film en le voyant plusieurs fois, et surtout dans de meilleures conditions que la première pendant laquelle on venait m’observer et me demander : « alors ? Alors ?! ».

Et enfin dernier modeste conseil, si un écrit peut blesser votre égo en bousillant – selon vous – un film, dites-vous que le factuel reste factuel, que l’émotion est propre à un individu, que vous enfermez sur votre propre expérience est d’un égocentrisme aberrant et que vous ouvrir au monde est tout le bien qu’on peut vous souhaiter. Soit, en six mots : « Que la Force soit avec vous. »

« Je suis une mite en pull-over » - Présentation de Benjamin

Emmessem et Benjamin Deneuféglise. 

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